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Yves Bertoncini dans la libre Belgique à propos de la "fédération d'Etats nations"

le 13 Septembre 2012 à 10:08
Entretien par Yves Bertoncini


Yves Bertoncini, notre secrétaire général, a répondu aux questions du quotidien belge "La libre Belgique", jeudi13 septembre 2012, suite au discours de José-Manuel Baroso, pronant une "Fédération d'Etats nations", expression formulée la première fois par Jacques Delors.



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Yves Bertoncini de “Notre Europe” explique le concept de fédération d’Etats-nations.


Le Français Yves Bertoncini est secrétaire général du think tank Notre Europe, fondé par Jacques Delors. C’est précisément l’ancien président de la Commission qui avait utilisé l’expression "fédéralisme d’Etats-nations", en 1994, aujourd’hui repris par son successeur José Manuel Barroso. Yves Bertoncini apporte son éclairage sur ce que ce concept recouvre.



Pourquoi, selon vous, le président Barroso propose-t-il aujourd’hui que l’Union évolue vers un fédéralisme d’Etats-nations ?



C’est un discours sur l’Etat de l’Union qui fait suite aux deux précédents, assez techniques. Cette fois, il voulait placer son propos à un niveau politique. Parce qu’il se rend compte que pour résoudre la crise de la zone euro, la crise bancaire, la crise de la dette souveraine, on fait le tour des solutions techniques. La Banque centrale européenne a pris des initiatives inédites; avec le Mécanisme européen de stabilité, on dispose désormais d’un fonds permanent; etc. Qu’est-ce qui bloque ? L’aspect politique, les Etats membres, les opinions publiques. D’où l’importance d’un discours à ce niveau-là. On a souvent reproché à Barroso de se montrer trop timide, mais, là, il utilise son rôle d’initiative pour dire ce qu’il va faire.



De quoi s’agit-il, lorsqu’on parle de fédéralisme d’Etats-nations ?



Dans son ouvrage "Pour une fédération européenne d’Etats-nations" (publié par Notre Europe), Gaëtane Ricard-Nihoul identifie trois types de fédéralisme. Le fédéralisme intégral, qui est une réaction aux nationalismes fauteurs de guerre; les Etats-Unis d’Europe, avec un super-Etat fédéral; et le fédéralisme comme méthode. C’est quelque chose qui peut-être plus facilement reçu par les citoyens. Et pour aller plus loin, il faut l’adhésion des populations. La fédération d’Etats-nations permet d’allier l’unité, pour que l’Europe pèse à l’échelle du monde, la diversité des Etats membres et les divergences des opinions publiques. C’est directement opératoire, ça ne détruit pas l’Etat-nation, mais permet de pousser plus loin l’intégration. Il me paraît préférable de parler d’Etat-nation que d’évoquer un saut fédéral, plus anxiogène pour les opinions publiques. D’ailleurs, à y regarder de plus près, nous sommes déjà dans une fédération d’Etats-nations. La BCE est typiquement une institution fédérale.



Les esprits sont-ils prêts, en Europe, pour ce type d’évolution ?



C’est une idée plus facile à recevoir en Allemagne ou en Belgique, qui vivent déjà une réalité fédérale. Voire en Espagne et en Italie, où les régions disposent d’une certaine autonomie. C’est plus délicat en République tchèque ou dans d’autres pays d’Europe centrale et orientale qui n’ont récupéré leur souveraineté qu’il y a une vingtaine d’années et qui, après avoir vécu sous domination soviétique, se méfient des grands ensembles. Le Royaume-Uni est un cas à part. Quant à la France, elle a une culture politique unitaire. Au niveau interne, il y a eu un processus de décentralisation, mais dès qu’il s’agit d’évoquer un partage de souveraineté au niveau européen, il y a un blocage. C’est une des raisons qui expliquent que François Hollande se garde bien d’utiliser le mot "fédéralisme".



Ce concept ne va-t-il pas agir comme un repoussoir dans certains Etats membres ?



La question est de savoir comment on gère la diversité. Il y a déjà une différenciation entre les Etats membres de la zone euro, de l’espace Schengen, ceux qui ont signé le pacte budgétaire, et les autres. Ce qui importe, c’est de maintenir un socle commun à 27, demain à 28.



Comment créer une opinion publique européenne ?



Un des premiers enjeux sera d’améliorer la transparence du processus de décision, notamment au Conseil des ministres de l’UE. C’est aussi le rôle des partis politiques de jouer les médiateurs entre les citoyens et une structure européenne complexe. Il faut des acteurs politiques identifiables par les gens, parce que Bruxelles paraît toujours un peu loin.


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