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"Faire de l'UEM une "coopération renforcée" et reconnaître l'Europe à "deux vitesses" - J Delors dans Agence Europe

le 17 Octobre 2012 à 17:05
Mention par Jacques Delors
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Article de Ferninando Riccardi paru dans l'Agence Europe au lendemain de la conférence "Compétition – Coopération – Solidarité : Répondre aux nouveaux défis de l’UE" organisée à Bruxelles le 16 octobre 2012 et présentant sa vision de l'UEM.


Agence Europe – 17 octobre 2012 par Ferdinando Riccardi: Jacques Delors a renforcé et précisé sa vision de l'Avenir de l'Europe - Faire de l'UEM une « Coopération renforcée », reconnaître l'Europe à « deux vitesses »

Il a encore beaucoup de choses à nous dire. Je me réfère à Jacques Delors. Il n'a pas pu participer ce mardi à Bruxelles à la conférence-débat sur le nouveau départ de l'Union économique et monétaire et sur le financement futur de l'activité communautaire, mais il avait déjà indiqué auparavant la voie qu'il faudrait à son avis suivre pour relancer la construction européenne. Son interview à la revue italienne « Il Mulino » offrait déjà, en synthèse, la vue d'ensemble de ce qu'il préconise. Il confirme sa vision de l'Europe future en tant que Fédération d'États-nations, avec des indications sur la manière de la concrétiser. Je vais en rendre compte de façon schématique, en résumant en huit points sa vision de l'Europe.Simplifier. Jacques Delors estime que la complexité des évolutions en cours « éloigne les citoyens et handicape le système: entre Semestre européen, Six-Pack, Two-Pack, Pacte budgétaire, Pacte de croissance, etc., qui comprend, voire maîtrise, le système ? Qui peut dire à quel transfert de souveraineté, ou à quel partage de cette souveraineté, conduiront les nouveaux dispositifs de contrôle » ?L'UEM en tant que « coopération renforcée » ? L'évolution que Jacques Delors préconise pour l'UEM (Union économique et monétaire) est presque révolutionnaire, malgré sa forme interrogative: « Ne convient-il pas de faire de l'UEM une véritable coopération renforcée dans le cadre du Traité de Lisbonne ? Ne faut-il pas préciser exactement les rôles respectifs de la coopération des politiques économiques, d'une part, et du contrôle, de l'autre ? Préciser la place de la politique et celle de la règle ? Plusieurs gouvernements préfèrent un manteau d'ombre pour éviter des problèmes internes… »Pour l'équilibre entre volet monétaire et volet économique. Jacques Delors se bat depuis 1997 pour que dans l'UEM l'adjectif économique ait autant de poids que l'adjectif monétaire. Le respect de ce principe implique que dans l'UE « certains pays iront plus loin tout en respectant le contrat de mariage à 27 ». Ceci implique que les deux vitesses sont incontournables, comme précisé au point 8.L'UEM n'est pas la seule cause de la crise mondiale. Jacques Delors constate que l'Union économique et monétaire, lors de rencontres internationales et pour les moyens d'information, est devenue la seule responsable de la crise mondiale. Or, il est évident que les difficultés britanniques et américaines, ainsi que le ralentissement dans les pays émergents, ne sont pas dus aux problèmes de l'UEM.Ne jamais négliger les nations. 

Jacques Delors a réaffirmé sa position: « Je n'ai jamais été un fédéraliste intégriste. Si j'utilise la formule Fédération d'États-nations, en dépit de son ambiguïté, c'est parce que je suis soucieux de soutenir des éléments d'union dans la diversité. Il ne faut jamais négliger la nation comme élément de motivation dans l'Histoire. » Et il a souligné la nécessité que les parlements nationaux participent aux débats européens, car « la vie citoyenne dans l'UE commence par des débats démocratiques au plan national ».Les vertus d'agir ensemble. 
Prononcées avant que le Prix Nobel de la paix ne soit attribué à l'Europe, les paroles de Jacques Delors avaient un caractère presque prophétique: « Il serait possible avec beaucoup de pédagogie de dresser l'inventaire des conséquences positives de l'aventure européenne pour les citoyens. Mais qui songe à le faire ? Si on évoque la paix, on agace (…) Nous devons dépasser le concept d'une Europe inévitable mais qui punit ; il faut la rendre positive par des actions communes allant dans le sens du dynamisme économique et social, rendre aux peuples, par l'action, la sensation des vertus de l'agir ensemble. »
Respecter les obligations de la monnaie commune. L'idée que tous les pays de l'UE pouvaient aspirer à faire partie de la zone euro « a fait oublier les contraintes d'une monnaie unique et forte. Certains pays en ont profité pour exagérer. Chaque pays doit de ce point de vue faire son mea culpa ».Exigence des deux vitesses. 
Pour Jacques Delors, l'Europe ne doit pas fermer la porte aux pays candidats, mais la grande Europe qui en résulte « ne pourra pas avoir des ambitions aussi grandes que celles caressées dans les années 50 à 80 ; d'où la nécessité d'une différenciation pour laisser jouer les facteurs de dynamisme dans des domaines comme Schengen, l'euro et peut-être demain la défense (…) Il faudra bien y venir ».Deux points acquis essentiels. On doit à mon avis retenir de ce qui précède un double enseignement: Jacques Delors voit l'Union économique et monétaire comme une coopération renforcée dans le cadre du Traité de Lisbonne, ce qui rend incontournable l'Europe à deux vitesses
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