interview
 
“Il manque un leadership politique”

For our researcher Thierry Chopin, “ce ‘moment’ Maastricht est une rupture structurelle. Entre 1950 et les années 1980, la construction européenne bénéficie d’un consentement tacite de la part des opinions publiques nationales : les citoyens laissent faire leurs élites – politiques, administratives, économiques. Le projet européen est majoritairement jugé comme étant légitime, allant dans la bonne direction et il ne suscite pas véritablement de débats. Le traité de Maastricht marque la fin de ce premier acte. Il révèle que les citoyens sont devenus plus sensibles aux questions européennes qu’auparavant. Tout se passe comme si, avec Maastricht, l’Europe entrait dans le droit commun du débat démocratique et de la confrontation politique – on se souvient du duel télévisé entre François Mitterrand et Philippe Séguin cristallisant un fort antagonisme. Ce clivage, cette polarisation se retrouvent dans le vote, très partagé, avec une faible majorité en faveur du traité.”

|   07/04/2019               |   Groupe Centre France             |   Chopin Thierry             |   Democracy and citizenship

Depuis Maastricht jusqu’au Brexit, autopsie d’une Europe « qui fait face à une crise de légitimité démocratique » avec Thierry Chopin, professeur de science politique à l’Université catholique de Lille (Espol) et conseiller spécial à l’Institut.

...
LIRE LA SUITE