interview
 
L’idée d’une Europe en perte de vitesse sur la recherche et l’innovation est à nuancer

Notre chercheur Thomas Pellerin-Carlin rappelle « qu’avec seulement 7 % de la population du monde, l’Europe représente 20 % de l’économie mondiale PIB et plus de 30 % des publications scientifiques de haut niveau. Et le Conseil européen de la recherche, qui finance des projets très risqués et à fort potentiel, est devenu une référence mondiale. L’Europe est par exemple leader sur les sujets de transition énergétique ou de la santé. »

|   25/03/2019               |   La Croix             |   Thomas Pellerin-Carlin             |   Energie et environnement  |  Europe dans le monde

Nous sommes le 24 mars 2000, à Lisbonne. Les chefs d’État et de gouvernement européens réunis en conseil extraordinaire clament haut et fort leur ambition : créer un espace européen de la recherche pour faire de l’UE « l’économie de la connaissance la plus compétitive et la plus dynamique au monde », en consacrant 3 % du PIB de chaque État membre à la recherche. La « stratégie de Lisbonne », présentée comme un tournant dans la politique européenne de recherche et d’innovation, est née. Mais depuis, l’UE n’a pas atteint tous ses objectifs. Au point de voir la distance se creuser avec les États-Unis, et d’être talonnée par la Chine. L’idée d’une Europe en perte de vitesse sur la recherche et l’innovation est à nuancer, souligne Thomas Pellerin-Carlin, chercheur à l’Institut Jacques-Delors.

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