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Quelles institutions pour la zone euro ?
Alors que le discours sur l’état de l’Union du Président Barroso et le document de travail publié par le Président Van Rompuy évoquent tous deux l’architecture institutionnelle de la zone euro, António Vitorino appelle à l’améliorer en combinant efficacité et légitimité. Il formule plusieurs propositions complémentaires dans cette voie, en matière d’union budgétaire, d’union bancaire, d’union économique et d’union politique.
|   25/09/2012             |   António Vitorino             |   Droit et institutions
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Le discours sur l’état de l’Union du Président
Barroso et le document de travail publié par le Président Van Rompuy
dessinent les grands traits de l’architecture institutionnelle de la
zone euro, que la crise conduit à ajuster, et qu’il importe d’améliorer
plus encore en combinant efficacité et légitimité.

António
Vitorino formule plusieurs propositions complémentaires dans cette
voie, dans un Mot de Notre Europe dont se dégagent quatre constats
principaux :

1 – Le dispositif institutionnel de l’union budgétaire reste à parachever
2 – Le saut institutionnel vers l’union bancaire doit encore être accompli
3 – L’union économique oscille nécessairement entre intégration et coopération
4 – L’union politique passe par une meilleure incarnation institutionnelle

António Vitorino note que plusieurs des ajustements institutionnels
dont la zone euro a besoin ont d’ores et déjà pu être opérés de manière
souple, mais que d’autres ont nécessité ou nécessiteront une révision
des traités européens.

Il souligne que tous supposent une
légitimation politique et démocratique à la mesure des défis auxquels
est confrontée la «Fédération européenne d’États nations» théorisée par
Jacques Delors, dans laquelle le rôle des institutions nationales et de
leurs responsables est également majeur.