Policy Paper 102
 
Quels rapports de force politiques au sein du prochain Parlement européen ?
6 mois avant le verdict des élections européennes de mai 2014, Yves Bertoncini et Valentin Kreilinger s'efforcent de prévoir ce que pourraient être les rapports de force politiques au sein du prochain Parlement européen, sur la base des éléments d'expertise et d'information déjà disponibles.
|   24/11/2013             |   Yves Bertoncini   |   Valentin Kreilinger             |   Démocratie et citoyenneté
Policy Paper

6 mois avant le verdict des Elections européennes de mai 2014, Yves Bertoncini et Valentin Kreilinger s’efforcent de prévoir ce que pourraient être les rapports de force politiques au sein du prochain Parlement européen, sur la base des éléments d’expertise et d’information déjà disponibles.

Les principaux enseignements de leur policy paper reposent sur trois séries d’analyses :

1 – La cohésion des forces politiques demeurera un facteur clé de leur influence: certaines familles politiques (tout particulièrement les « populistes ») et groupes parlementaires sont moins unis que d’autres, et verront donc leur influence effective réduite au regard de leur nombre de sièges.

2 – D’importants changements dans la répartition des sièges obtenus par les principaux groupes politiques du Parlement européen devraient intervenir : la lutte entre le PPE et les Socialistes pourrait être très serrée, tandis que les populistes devraient enregistrer une progression substantielle.

3 – Les dynamiques majoritaires ne devraient pas être profondément bouleversées après mai 2014: bien qu’elles varient selon les sujets, les majorités devraient continuer à reposer sur une « grande coalition », même si une coalition de centre droit, et, plus probablement, de centre gauche, pourrait aussi être formée pour l’adoption d’une partie des votes.

Yves Bertoncini et Valentin Kreilinger concluent leur policy paper en soulignant que le jeu politique semble très ouvert à ce stade s’agissant de l’issue de la lutte entre droite et gauche, et que cette situation devrait inciter tous les acteurs et citoyens concernés à s’engager dans une promotion vigoureuse de leurs visions et propositions alternatives pour l’UE.