Décryptage
 
Allocations familiales : leur montant ne doit pas dépendre du pays où vit l’enfant
L’idée d’indexer les allocations familiales versées par chaque État aux travailleurs européens établis sur leur territoire au niveau de vie du pays où résident leurs enfants a ressurgi dans le débat européen dans le cadre de la révision du règlement sur la coordination des systèmes de sécurité sociale.
|   19/04/2018             |   Sofia Fernandes   |   Justine Daniel             |   Travail et affaires sociales
Décryptage

Cette idée trouve son origine dans l’accord entre le Royaume-Uni et l’UE signé en 2016 avant le référendum sur l’appartenance de ce pays à l’Union. Cet accord, rendu caduc par le Brexit, incluait en effet une disposition prévoyant l’indexation des allocations familiales versées aux citoyens de l’UE et transférées vers le pays de résidence de leurs enfants. Bien que la Commission ait écarté l’idée de changer les règles européennes pour prévoir une telle indexation, certains pays de l’UE se sont manifestés en faveur de cette mesure. Au Parlement européen, cette question est également source de débats et divise les parlementaires.

Dans ce décryptage, Sofia Fernandes, chercheuse senior à l’Institut Jacques Delors, et Justine Daniel, assistante de recherche à l’Institut Jacques Delors, rappellent les termes du débat et les positions des différents États membres, avant d’expliquer en quoi l’indexation des allocations familiales est injustifiée et inopérante.