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Développement local, partenariat et approche ascendante
Séminaire organisé par Ecotec et Notre Europe, le 31 mars 2004 à Bruxelles.
|   29/08/2006             |               |   Droit et institutions
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COMPTE-RENDU DE MARJORIE JOUEN

Le lancement des premières « passerelles pour l’intégration » des programmes de l’objectif 1 du Merseyside (UK) remonte à 1994, de même que la conception du programme d’initiative communautaire URBAN. Le doublement du nombre des groupes d’action locale LEADER II et l’identification des initiatives locales de développement et d’emploi dans 17 domaines correspondant à des nouveaux gisements d’emploi datent également de cette même année.

En 10 ans, les termes « partenariat », « approche ascendante » (bottom-up approach), « développement local », intégration « multi-sectorielle » ont connu des fortunes diverses : incompris au début, ils sont devenus de véritables slogans politiques. Parés de toutes les vertus, ils ont parfois été vilipendés : inefficaces, consommateurs de temps et de moyens. Détournés, galvaudés ou assimilés, ils ne suscitent plus le même enthousiasme qu’au début. Promus, voire imposés, par la Commission européenne dans le cadre de la politique de cohésion, on les retrouve aussi bien dans les réglementations nationales que dans les pratiques des acteurs locaux publics et privés. Leurs formes se sont diversifiées selon les lieux et les secteurs, au point de ne plus avoir grand chose en commun. Bref que reste-t-il Aujourd’hui du développement local, qui fut présenté comme une nouvelle façon de mener une politique publique ?

Pour conduire un vaste bilan critique des dix années écoulées, Notre Europe et Ecotec ont invité une bonne vingtaine d’experts venus d’Autriche, de Belgique, du Danemark, de France, d’Irlande et du Royaume-Uni à un séminaire, dans les locaux d’EPC à Bruxelles. Ces experts ont été choisis en leur qualité de témoins et d’acteurs d’un mouvement qui a pris son élan dans un contexte de crise économique et de fort chômage, mais aussi d’intenses échanges d’expériences et de réflexion facilités par les programmes de coopération européens.

La discussion s’est articulée en 4 temps : « ¢ une introduction rappelant les principales composantes du contexte actuel, qui a montré l’ampleur des attentes des décideurs politiques en direction du développement local ; « ¢ un état des lieux des pratiques et des débats politiques en cours dans les différents Etats membres, ainsi qu’une analyse rétrospective de la décennie passée ; « ¢ une évaluation critique des résultats obtenus et des raisons de ce bilan ; « ¢ une réflexion sur l’avenir de la démarche et plus précisément sur les opportunités offertes par l’agenda européen.

Les règles de la discussion étant de respecter la liberté de parole des participants, indépendamment de leurs fonctions professionnelles, le compte-rendu n’attribuera pas à chacun les idées avancées mais mettra plutôt en avant les propositions, les sujets de débat et d’accord. Les textes des exposés introductifs, qui ont permis de cadrer la discussion et qui apportent des informations précises, sont présentés en annexe.