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Eloge du libre échange de Jagdish Bhagwati
Ce court ouvrage, que l'on peut désormais qualifier de classique, se présente comme une compilation des textes de trois conférences prononcées par l'auteur, compilation à laquelle s'ajoute, pour cette édition française, la traduction d'un article paru dans le numéro de mai-juin de Foreign Affairs, intitulé « The Capital Myth : The Difference between trade in Widgets and Dollars ».L'ouvrage est préfacé par Pascal Lamy
|   03/09/2006             |   Bertrand de Largentaye   |   Pascal Lamy             |   Economie et finance
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FICHE DE LECTURE. EDITIONS d’ORGANISATION – 128 PP., 15 SEPTEMBRE 2005
(PRÉFACE DE PASCAL LAMY). TITRES ORIGINAUX  » FREE TRADE TODAY » SUIVI DE « THE CAPITAL MYTH ».

 

 

Ce court ouvrage, que l’on peut désormais qualifier de classique, se présente comme une compilation des textes de trois conférences prononcées par l’auteur, compilation à laquelle s’ajoute, pour cette édition française, la traduction d’un article paru dans le numéro de mai-juin de Foreign Affairs, intitulé « The Capital Myth : The Difference between Trade in Widgets and Dollars ». Le texte des trois conférences a été publié pour la première fois aux Etats-Unis par la Princeton University Press sous le titre Free Trade Today. 

 

Dans The Capital Myth, Bhagwati réfute tout parallèle entre libre échange et liberté des mouvements de capitaux.

L’ouvrage est préfacé par Pascal Lamy, qui rappelle que les bienfaits de la liberté des échanges, généralement bien répartis, sont difficiles à percevoir au quotidien et dans le court terme, alors que les coûts, qui sont moindres, sont très visibles, tangibles et concentrés dans l’espace et dans le temps. C’est la thèse de La logique de l’action collective, où Mancur Olson explique pourquoi les intérêts regroupés et faciles à mobiliser des producteurs prennent le dessus sur les intérêts diffus et difficiles à organiser des consommateurs, porteurs de l’intérêt général. Le directeur général de l’OMC se fait l’avocat d’un fonds spécial pour amortir les effets des chocs commerciaux imprévus.

 

Dans son introduction à l’édition française, l’auteur situe l’abbé de Condillac au même rang qu’Adam Smith comme fondateur de la théorie du libre échange. l’essai du premier, « Le commerce et le gouvernement considérés relativement l’un à l’autre », date de 1776, année de la parution de La richesse des nations.