Policy Paper 120
 
Emplois, mobilité, investissement social : trois enjeux-clés pour l’Europe sociale
Alors que la crise a endommagé le visage social de l’UE, ce Policy paper de Sofia Fernandes présente trois enjeux-clés pour l’agenda social de l’Europe de l’après-crise visant à améliorer les perspectives d'avenir des citoyens européens.
|   14/11/2014             |   Sofia Fernandes             |   Travail et affaires sociales
Policy Paper

Avec la crise économique et financière, l’UE a payé un lourd tribut social. Les divergences sociales actuelles sont inacceptables, non seulement car elles remettent en cause l’ambition que l’UE s’est donnée de promouvoir le progrès, la cohésion et la justice sociales, mais également parce qu’elles ont inévitablement des conséquences sur la performance économique des États et sur leur stabilité politique. Bien que les réalités sociales varient fortement entre les pays européens et bien que les politiques sociales et de l’emploi relèvent de prérogatives nationales, l’UE de l’après-crise doit renforcer son visage social.

La dimension sociale du projet européen doit être transversale ; les objectifs du plein emploi et ceux de justice et de cohésion sociales doivent être portés par la Commission dans son ensemble et non pas uniquement par le commissaire responsable de l’emploi et des affaires sociales. De plus, le social ne peut pas être remis au cœur de l’action européenne si le dialogue et la relation de confiance avec les partenaires sociaux ne sont pas rétablis.

Sur la base de ces préalables, la Commission doit établir des priorités d’actions qui lui permettent d’améliorer les perspectives d’avenir des citoyens (ce qui inclut la défense du « mode de vie » européen, lié aux États providences nationaux, auxquels les citoyens sont si attachés) et de lutter contre l’image d’une Europe permettant l’existence d’une concurrence sociale jugée déloyale entre les travailleurs. Sans prétendre exclure d’autres questions de l’agenda social de l’Europe, nous identifions trois enjeux-clés pour l’Europe sociale de l’après-crise : l’emploi (partie 1), la mobilité (partie 2) et l’investissement social (partie 3).