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« L’Allemagne a fortement évolué durant la crise »
Alors que l’Allemagne joue un rôle majeur dans la résolution de la crise économique et financière, l’EPIN (European Policy Institutes Network) a récemment publié une étude portant sur la manière dont ce pays est perçu par les autres États membres de l’UE. António Vitorino en a rédigé la préface, dont Notre Europe vous propose la traduction en français.
|   17/07/2012             |   António Vitorino             |   Economie et finance
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Dans sa préface du Paper d’EPIN (European Policy Institutes Network) sur la perception de l’Allemagne par les autres États membres de l’UE dans ce contexte de crise économique et financière, António Vitorino nous livre une analyse ancrée sur son expérience personnelle.

En tant que commissaire européen chargé de la justice et des affaires intérieures entre 1999 et 2004, il a clairement vu l’évolution du rôle de l’Allemagne dans l’UE alors qu’elle connaissait une sorte de « normalisation », avec notamment l’affirmation par le chancelier Schröder des intérêts nationaux allemands, qui n’étaient pas nécessairement conformes aux intérêts européens. Il se souvient en outre de la ligne dure de l’Allemagne lors des négociations du traité de Nice et du cadre financier pluriannuel 2007-2013. Il rappelle par ailleurs que les principes de subsidiarité et de partage des compétences sont bien plus connus en Allemagne que dans le reste de l’UE et que les représentants allemands ont tenté de leur accorder davantage de poids durant la Convention sur l’avenir de l’Europe.

Ensuite, António Vitorino nous fait part de sa vision de l’Allemagne en tant que citoyen portugais : certes, le gouvernement allemand a été très critique à l’égard de plusieurs États membres, dont le sien, mais il insiste sur la très forte évolution de la position allemande sur l’aide financière et la gouvernance économique.

Enfin, il nous livre sa vision en tant que président de Notre Europe, rappelant qu’il ne fait aucun doute que l’Allemagne souhaite rester fortement ancrée au projet européen. Selon lui, les autres États membres lui reconnaissent de facto une position de leadership mais elle est souvent réticente à en assumer les conséquences.

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