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Laudatio d’Helmut Schmidt et Valéry Giscard d’Estaing
Discours de Jacques Delors à l'occasion de la remise de la médaille d'or de la Fondation Jean Monnet au Chancelier Helmut Schmidt et au Président Valéry Giscard d'Estaing
|   09/11/2001             |   Jacques Delors             |   Droit et institutions
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C’est un bonheur que de recevoir mission de prononcer la laudatio de Monsieur le Président GISCARD d’ESTAING et du Chancelier SCHMIDT à l’occasion de la remise de la Médaille d’Or de la Fondation Jean Monnet. Nul doute que cette cérémonie demeure un événement marquant dans l’histoire de la Fondation, comme l’illustre d’ailleurs la présence, en cette salle, d’une assistance à la fois prestigieuse et nombreuse. Vous me permettrez, en cette circonstance, de saluer en votre nom à tous, le gardien de la mémoire de Jean Monnet et de la flamme européenne, le Professeur Henri RIEBEN. On ne louera jamais assez son enthousiasme, sa rigueur, sa curiosité intellectuelle. Il accueillit, en 1992, un des Carrefours de la Science et de la Culture que J’organisais pour stimuler la réflexion culturelle et éthique autour de l’Europe. Et C’est tout naturellement que fut développé ici le thème du modèle européen de société, si cher à Henri RIEBEN, participant actif et inspiré de ce colloque. Le Professeur a bien choisi son moment pour honorer ces deux Hommes d’Etat qui, entre autres actions déterminantes, portèrent la vision et le projet d’une monnaie européenne. Or, celle-ci, déjà en vigueur dans les échanges fiduciaires, prendra à partir du 1er janvier 2002, la forme concrète de billets de banque et de pièces de monnaie. Comment, ainsi que je le rappellerai par la suite, dissocier ces deux grandes personnalités qui ont oeuvré, décidé, puis milité ensemble ?