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Le moteur franco-allemand à l’épreuve de l’Agenda 2000
Séminaire organisé en collaboration avec la Fondation Scientifique Bertelsman, les 3 et 4 février 1999 à Berlin.
|   04/02/1999             |     |   Jacques Delors             |   Droit et institutions
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COMPTE-RENDU DE JEAN-LOUIS ARNAUD

AVANT-PROPOS DE JACQUES DELORS

Les 3 et 4 février à Berlin, notre Groupement d’études et de recherches, en collaboration avec la Fondation scientifique Bertelsmann et le Centre de recherche appliquée en sciences politiques de Munich ont organisé un séminaire franco-allemand de haut niveau sur le thème de l’Agenda 2000 en cours de négociation.

Une trentaine de parlementaires et de hauts fonctionnaires au niveau national et européen et plusieurs éminents universitaires et journalistes de France et d’Allemagne y ont pris part. Les participants ont débattu de la réforme de la Politique agricole commune et des Fonds structurels , ainsi que du futur financement de l’Union européenne sur la base des exposés des représentants des deux pays.

Aujourd’hui, au moment où l’Union est confrontée à un agenda extrêmement chargé, des doutes font surface quant à l’avenir de l’intégration européenne et, plus spécifiquement, la capacité de la France et de l’Allemagne de relancer le processus. Notre objectif était d’encourager un débat en profondeur sur les différents aspects du paquet budgétaire de l’Union pour les années 2000-2006 en identifiant une base commune de discussion entre la France et l’Allemagne. Que l’on discute de la Politique agricole commune, des Fonds structurels, de l’aide aux pays candidats ou de leurs conséquences budgétaires, nous pensons qu’il est essentiel de maintenir le dialogue franco-allemand. Qui plus est, il est essentiel d’éviter une solution « comptable » dans laquelle une analyse des coûts et bénéfices à court terme occulte une vision plus large.

Le compte rendu de notre séminaire conjoint reflète les positions divergentes de la France et de l’Allemagne en particulier sur le financement de la Politique agricole commune. Il met néanmoins en valeur des consensus, tels qu’un meilleur ciblage de l’aide régionale et l’importance de la politique de développement rural. De plus, un thème évoqué de manière récurrente par les participants était le besoin d’aller au-delà des négociations actuelles pour examiner l’avenir à long terme d’une Europe élargie, avec une plus grande place pour les politiques communes autres que l’agriculture et la politique régionale. En bref, « que voulons-nous faire ensemble et pourquoi ? »