décryptage
 
Les coûts budgétaires de la solidarité dans la zone euro: clarifications et mise en perspective
Face à la crise des dettes souveraines, les Etats de la zone euro ont fait preuve de solidarité à l’égard des pays en difficulté, ce qui a déclenché un vif débat sur le coût de ces actions de solidarité. Ce Bref de Sofia Fernandes et Eulalia Rubio vise à clarifier certains points relatifs à la nature de l’aide fournie et à ses implications pour les finances publiques nationales.
|   11/05/2012             |   Sofia Fernandes   |   Eulalia Rubio             |   Economie et finance
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Les négociations des plans de sauvetage pour la Grèce, l’Irlande et le Portugal ainsi que l’adoption de nouveaux mécanismes de solidarité ont entraîné un vif débat sur le coût de ces actions de solidarité, en particulier dans les pays qui contribuent le plus à ces efforts, notamment l’Allemagne, les Pays-Bas, la Finlande ou la France.

L’objectif de ce Bref de Sofia Fernandes et Eulalia Rubio est de clarifier certains points relatifs au coût de la solidarité interétatique au sein de la zone euro en analysant les coûts budgétaires de cette solidarité qui ont été au cœur des débats. Il commence par clarifier la nature de ces actions de solidarité ainsi que leur impact sur les finances publiques nationales. Puis, il évoque la controverse actuelle sur les implications budgétaires potentielles des déséquilibres dans les soldes TARGET2 (le système de paiement et de compensation entre les banques centrales de la zone euro) et, de manière plus générale, des actions exceptionnelles entreprises par la Banque centrale européenne (BCE). Enfin, pour donner un ordre de grandeur de l’effort de solidarité entre les pays de la zone euro, ce Bref établit une comparaison du coût total des actions de solidarité interétatique avec les montants d’aide publique que les États ont mobilisés pour aider les banques européennes depuis le début de la crise.