Policy Paper 142
 
Négociations climat 2015 : accélérer ou freiner la transition énergétique ?
Ce Policy paper de Jean-Arnold Vinois et de Thomas Pellerin-Carlin, vise à formuler des propositions concrètes en direction des décideurs de l'UE pour faire de la COP21 une étape utile permettant l’atténuation du dérèglement climatique et l’adaptation à ce dernier.
|   24/09/2015             |   Thomas Pellerin-Carlin   |   Jean-Arnold Vinois             |   Energie et environnement
Policy Paper

Ce Policy paper de Jean-Arnold Vinois et de Thomas Pellerin-Carlin, vise à donner des propositions concrètes en direction des décideurs de l’UE pour faire de la COP21 une étape utile permettant l’atténuation du dérèglement climatique et l’adaptation à ce dernier.

Le dérèglement climatique a déjà commencé. 2014 a été l’année la plus chaude jamais enregistrée dans l’histoire de l’humanité et, jusqu’à présent, 2015 est une année encore plus chaude. Le dérèglement climatique impacte déjà des secteurs clés de l’économie ainsi que la sécurité internationale.
La transition énergétique a déjà commencé puisque des acteurs étatiques et non-étatiques ont pris des engagements de réduction de leur empreinte carbone. Pour les dirigeants mondiaux réunis à la COP21, la question est donc simple: accélérer ou freiner la transition énergétique?
Malgré ses propos officiels, l’UE ne peut pas imposer au monde son propre cadre réglementaire sous la forme d’un “Protocole de Paris”. L’UE devrait donc concentrer ses efforts sur trois éléments pour faire de la COP21 une étape utile permettant l’atténuation du dérèglement climatique et l’adaptation à ce dernier:

  1. Avancer vers la création d’un prix mondial du carbone pour accélérer la transition énergétique et financer le Fonds Vert.
  2. Supprimer progressivement la production d’électricité à base de charbon.
  3. Inclure les entreprises et la société civile dans l’atténuement du/ l’adaptation au changement climatique.

Lors de la COP21, le risque est d’adopter un document de 15 pages contenant des déclarations générales et des formules vagues, ce qui ne ferait que freiner la transition énergétique. L’UE doit faire en sorte d’éviter cela et utiliser ses capacités et compétences diplomatiques pour faciliter l’adoption d’une feuille de route pragmatique permettant l’atténuation du dérèglement climatique et l’adaptation à ce dernier, qui accélère la transition énergétique. Pour ce faire, elle doit s’appuyer sur des solutions concrètes qui nous aident à atteindre un idéal clair : l’énergie durable pour tous.