décryptage
 
Penser le budget communautaire et les dépenses publiques en Europe : la nécessité d’une approche agrégée
Il est indispensable d’aborder les négociations sur le budget de l’UE sur la base d’une vision « agrégée » des finances publiques européennes, qui tienne compte à la fois du niveau communautaire et du niveau national : tel est le credo du Bref rédigé par Amélie Barbier-Gauchard, particulièrement éclairant et utile.
|   29/06/2011             |   Amélie Barbier-Gauchard             |   Economie et finance
décryptage

Il est indispensable d’aborder les négociations sur le budget de l’UE sur la base d’une vision « agrégée » des finances publiques européennes, qui tienne compte à la fois du niveau communautaire et du niveau national :

  • d’abord parce qu’elle permet de mieux évaluer le niveau total des dépenses publiques dans l’UE et de se faire une idée plus précise des principales priorités financières de l’Union
  • également parce que la plupart des dépenses effectuées par l’UE porte sur des domaines de compétence partagée avec les États membres, et s’accompagne par conséquent bien souvent d’autres dépenses nationales non négligeables.
  • enfin parce que cette approche permet de répondre à une question à long terme : la répartition actuelle des dépenses publiques entre les échelons communautaire et national est-elle comparable, ou devrait-elle être comparable, à la répartition observée dans d’autres entités fédérales ou confédérales (États-Unis, Canada ou Suisse) ?
  • Le Bref d’Amélie Barbier-Gauchard fournit de très utiles éléments d’appréciation sur ces trois registres. Il met enfin en exergue les arguments économiques en faveur d’une intervention budgétaire renforcée à l’échelle communautaire afin de tirer profit de la « valeur ajoutée » des dépenses publiques à cet échelon.