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Politiser l’UE pour renforcer la méthode communautaire
Miguel Maduro prend position dans le débat sur la méthode communautaire lancé par Notre Europe. Après une analyse des origines de la crise de la méthode communautaire, il suggère de politiser davantage l’Union et la Commission, en proposant un système comparable aux régimes semi-présidentiels, qu’il qualifie de « semi-fédéralisme ».
|   05/10/2012             |   Miguel Maduro             |   Droit et institutions
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Miguel Maduro prend position dans le débat sur la méthode communautaire lancé par Notre Europe.

Il analyse tout d’abord les origines de la crise de la méthode communautaire, qu’ils attribuent à deux
raisons fondamentales : l’institution qui incarne le mieux cette méthode, la Commission, est remise en question par la création d’une présidence stable du Conseil européen, très active en période de crise ; les difficultés de la méthode communautaire sont aussi liées à une crise, plus profonde, de légitimité du processus d’intégration européenne.

Il suggère ensuite de politiser davantage l’Union et la Commission, pour créer une vie politique européenne et,
ce faisant, préserver et réformer la méthode communautaire. Il souligne notamment qu’il faut, dans un premier temps, faire de l’élection du Parlement européen une compétition pour prendre la tête du gouvernement de l’Europe, afin de favoriser la promotion de politiques transnationales.

Il propose de la sorte un système qu’il juge comparable aux régimes semi-présidentiels, et qu’il qualifie
de « semi-fédéralisme ».