interview
 
Brexit : la course contre la montre de Theresa May pour éviter un « No deal »

Pour notre chercheuse Elvire Fabry, l’Union douanière comporte un inconvénient politique majeur aux yeux des partisans d’un Brexit dur. « Elle implique le maintien d’une frontière entre les deux Irlande, ce dont ils ne veulent pas entendre parler. »

 

|   02/04/2019               |   Challenges             |   Elvire Fabry             |   Droit et institutions

« Prédire l’issue du Brexit a transformé en singes tous ceux qui s’y sont essayés ! », plaisante Robert Shrimsley, chroniqueur au Financial Times. Alors que les 27 chefs d’États et de gouvernements européens doivent se réunir le 10 avril prochain, plus personne ne se risque à jouer les oiseaux de mauvais augure, tant les événements récents ont démenti les plus fins experts. Pourtant, après le troisième rejet consécutif par le Parlement britannique, le 30 mars dernier, de l’accord signé entre Theresa May et l’Union européenne, nombre d’exégètes du Brexit et d’hommes politiques semblent se résigner à une sortie de la Grande-Bretagne sans accord le 12 avril. Une telle séparation du Royaume-Uni devient « chaque jour plus probable », a déclaré mardi 2 avril le négociateur de l’Union européenne pour le Brexit, Michel Barnier, au lendemain d’une nouvelle série de votes indicatifs au Parlement britannique.

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