interview
 

La France a protégé l’Antarctique pendant la guerre froide. Et doit continuer à le faire

Dans une tribune, Pascal Lamy et Geneviève Pons, respectivement président d’honneur de l’Institut Jacques Delors et directrice du bureau de Bruxelles de l’Institut Jacques-Delors, appellent la France à ne pas oublier la biodiversité glacée qu’elle a préservée par le passé.

|   25/06/2019               |   L’OBS             |   Pascal Lamy   |   Geneviève Pons             |   Energie et environnement

L’Antarctique est un désert de glace et de neige. Sa glace contient 70 % de l’eau douce de la planète, et l’océan Austral, qui encercle l’Antarctique, foisonne d’une faune marine dont des coraux, des crabes, des baleines, des phoques et des manchots. Des algues et des crustacés microscopiques, appelés krill, servent de nourriture à tout un écosystème qui, à son tour, alimente l’océan dans son ensemble. L’océan produit entre 50 et 80 % de l’oxygène que nous respirons et absorbe plus de 25 % du dioxyde de carbone que nous émettons. Il est un des principaux écosystèmes dont dépend toute forme de vie sur Terre.

Mais la crise climatique et la perte de la biodiversité exercent une pression extrêmement forte sur l’océan Austral et sur l’Antarctique, dont la fonte de la calotte polaire a des répercussions sur les écosystèmes marins locaux et mondiaux.

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