interview
 
« Nous ne voyons pas bien, entre le 29 mars et le 12 avril, ce qui pourrait permettre de dégager une option alternative au deal actuel »

LCI : Pourquoi les parlementaires britanniques accepteraient-ils de voter un texte qu’ils ont déjà rejeté à plusieurs reprises ? 

Elvire Fabry : En fait, le texte reste le même et ne devrait pas connaître d’amendements. Mais dans l’absolu, il permet toutes formes de négociations politiques, du simple accord économique à une option de maintien du Royaume-Uni très proche de l’Union européenne, l’option ‘Norvège+’. En revanche, c’est la façon dont le jeu se resserre et le risque très concret d’une sortie du Royaume-Uni sans accord et, donc, une sortie chaotique dont personne ne veut qui devient de plus en plus pressante. Et là le fait que, jeudi au Conseil européen, les Européens ait voulu d’entrée de jeu écarter la possibilité d’une extension longue montre qu’ils veulent laisser tous les champs possibles aux Britanniques pour qu’ils puissent se déclarer, et qu’en même temps ils soient sérieux quand ils envisagent la possibilité d’un ‘no deal’.

|   22/03/2019               |   LCI             |   Elvire Fabry             |   Droit et institutions

Jeudi soir, les dirigeants européens ont décidé d’accorder au Royaume-Uni deux options pour un report du Brexit au-delà de la date limite initialement prévue du 29 mars. Selon cette offre, si les députés britanniques approuvent la semaine prochaine l’accord de divorce conclu en novembre avec l’Union européenne, la date du Brexit sera alors reportée au 22 mai. En cas de nouveau rejet, Londres aura jusqu’au 12 avril pour décider d’organiser ou non des élections européennes, ce qui lui permettrait alors de demander un nouveau report dont la durée n’a pas été fixée.

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