
Un an de guerre et le sol se dérobe. Un an de guerre à Gaza, et non seulement aucune issue n’est en vue, mais de nouveaux fronts se sont ouverts. Un embrasement régional, soit la hantise de Joe Biden depuis l’attaque du Hamas le 7 octobre 2023, est envisageable. Trois guerres simultanées se dessinent dans la région, menées par Israël – à Gaza, au Liban et contre l’Iran –, et personne ne semble en mesure de contraindre Benyamin Nétanyahou à la retenue. En visite, le 6 octobre, sur une base de la 36e division de l’armée, près de la frontière libanaise, le premier ministre israélien lançait aux commandants : « Vous êtes la génération de la victoire. » Extraordinaire retournement, un an après le naufrage historique de l’appareil sécuritaire israélien, incapable de prévenir puis de répondre à une attaque terroriste majeure sur son sol.
Au moment où Israël envisage une riposte aux dernières frappes de missiles menées par Téhéran, les capitales occidentales et arabes redoutent une nouvelle escalade. De façon constante, depuis un an, Benyamin Nétanyahou et le cabinet de guerre ont ignoré les conseils insistants, voire les lignes rouges dessinées par le protecteur américain, pourvoyeur incessant d’armes et de munitions, parapluie diplomatique aux Nations unies et précieux contributeur à sa sécurité grâce à un déploiement aéronaval massif en Méditerranée orientale.
Il vous reste 91.11% de cet article à lire. La suite est réservée aux abonnés.