Conférence
 

Paris, 20 décembre 2012 – Réflexions sur l’avenir de la mondialisation

09/12/2012
 
Conférence de Pascal Lamy, directeur général de l’OMC et président d'honneur de Notre Europe - Institut Jacques Delors. Le débat sera animé par Nicole Gnesotto, professeur au Cnam et vice-présidente du conseil d'administration de Notre Europe - Institut Jacques Delors.
Réflexions sur l’avenir de la mondialisation, Conférence de

Pascal Lamy

20 décembre 2012 à 18h30
CNAM, amphiteatre Abbé-Grégoire, 292 rue Saint-Martin, Paris IIIe

Entrée

libre sur inscription: louisa.cherif-ouazani@cnam.fr

Pascal Lamy

est directeur général de l’Organisation mondiale du commerce (OMC) et

Président d’honneur de Notre Europe – Institut Jacques Delors.

Le

débat sera animé par Nicole Gnesotto, professeur au Cnam, chaire Union

européenne, institutions et politiques et vice-présidente du Conseil

d’administration de Notre Europe – Institut Jacques Delors.

«Dans le monde tel qu’il est devenu, je ne vois pas d’avenir à l’Europe en tant

que civilisation, pour ce qu’elle représente de valeurs, sans davantage

d’intégration. Je ne vois pas de place pour ce qui fait la spécificité de

l’Europe – un savant dosage de sécurité, de social, de marché, d’efficacité –

sans union politique. Il y va de l’intérêt des Européens. Leur manque encore la

conscience de cette appartenance commune, et la volonté de promouvoir leurs

valeurs sans les imposer aux autres – ce temps est révolu – pour organiser une

cohabitation raisonnable avec les autres systèmes. Je crois qu’il y va aussi de

l’intérêt du reste du monde. Il suffit d’observer à quel point la crise de

l’Euro a créé de panique sur les autres continents, même s’ils ne l’expriment

pas toujours publiquement…
Je ne prétends pas que l’expérience européenne,

avec ses paramètres

historiques si particuliers, puisse être reproduite. C’est ce que j’explique aux

dirigeants africains, asiatiques ou latino américains. Pour inventer un système

de direction politique doté d’une légitimité suffisante, les européens doivent

poursuivre cette construction inédite d’un espace politique qui sorte de la

gangue traditionnelle, westphalienne, des Etats-nations. J’ai la conviction que

ce laboratoire est essentiel pour la suite. Pour les européens mais aussi pour

les autres. C’est un des éléments qui déterminera si le monde en 2030, le vôtre,

sera meilleur ou pire que celui d’aujourd’hui»

(Discours au Collège

universitaire de Sciences Po, 31 août 2012).