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Passé
30 Juin 2026
14:00 - 03 Juil 13:00

Jacques Delors Agora 2026 : One Europe, One Market

Jacques Delors Agora 2026 : One Europe, One Market

 

*Cet événement se déroulera en anglais

Date : Du 30 juin 2026 jusqu’au 3 juillet 2026, (sur inscriptions)

Lieu : à Rome, en Italie



À propos :

L’Agora Jacques Delors est un événement de quatre jours co-organisé par trois partenaires engagés dans la promotion de la citoyenneté et des valeurs européennes : l’Académie Notre Europe (Paris), l’Academia Europea Leadership (Barcelone) et la Scuola di Politiche (Rome). Il rassemble une centaine de jeunes de toute l’Europe pour discuter avec des décideurs et des experts européens des principaux défis auxquels l’UE est confrontée et des priorités pour les cinq années à venir. L’Agora responsabilise les jeunes Européens à travers des débats et des ateliers.

Elle est ouverte à toute personne âgée de 18 à 35 ans et désireuse de contribuer aux discussions sur l’avenir de l’Europe. Il s’agit d’un événement destiné à tous les citoyens, quelles que soient leurs origines, offrant un forum unique permettant aux jeunes de se rassembler, d’échanger des idées et de déterminer l’avenir de l’Europe. L’événement se déroulant entièrement en anglais, nous recommandons au moins un niveau B2 (CECR) en anglais pour garantir une participation fructueuse à l’événement. La diversité géographique des participants est l’un des critères de sélection, afin de garantir que le plus grand nombre de nationalités possible soit représenté.

Après Lisbonne en 2024 et Barcelone en 2025, l’édition 2026 s’est déroulé cette année à Rome du 30 juin au 3 juillet 2026. Elle a été organisée par la Scuola di Politiche, l’Academia Europea Leadership et l’Académie Notre Europe. Avec comme thème central le Marché Unique, étudiants et jeunes leaders se sont réunit pour discuter et contribuer au débat sur l’avenir de notre marché commun et pour y résoudre sa fragmentation.

 

Agora Jacques Delors 2026 :

L’édition 2026 de l’Agora Jacques Delors était placée sous le thème « One Europe, One Market ». Le programme était rempli de conférences et de débats autour de l’avenir de l’Union européenne avec des intervenants de haut niveau, tels que Jessica Roswall, Commissaire européenne, Enrico Letta, Président de l’Institut Jacques Delors et Auteur du Rapport Letta (2024) ou encore Éric Philippart, expert senior sur le marché unique à la Commission européenne. Le marché unique européen fut donc au cœur des échanges, enrichi par d’autres grandes thématiques comme la défense, les mutations géopolitiques ou l’intelligence artificielle. Enfin, les journées fut ponctuées par des visites dans des lieux emblématiques comme le Sénat de la République italienne et le Musée Capitolin.

Lors de la première conférence, Nicole Gnesotto, Vice-Présidente de l’Institut Jacques Delors, est revenue sur un enjeu majeur : la défense européenne et la création d’un véritable marché européen de la défense. Selon elle, face à la guerre en Ukraine et aux évolutions de la position américaine, l’Europe doit renforcer son autonomie stratégique. Un consensus existe sur la nécessité d’investir davantage dans la défense et de soutenir une industrie européenne de l’armement. Pourtant, les États continuent largement de s’appuyer sur les États-Unis, notamment via l’OTAN. La création d’un marché européen de la défense, par exemple via une préférence européenne, reste un défi face aux intérêts nationaux et aux dépendances existantes. Si une défense européenne apparaît plus nécessaire que jamais, sa construction reste un défi politique, stratégique et industriel majeur.

La deuxième conférence, animée par Geneviève Pons, Directrice et Présidente d’Europe Jacques Delors, a porté sur un enjeu clé : concilier simplification réglementaire et ambition environnementale. Selon elle, l’harmonisation des règles du marché intérieur est essentielle au bon fonctionnement de l’UE. Mais la multiplication des obligations de reporting peut aussi créer des lourdeurs administratives et freiner l’efficacité de l’action européenne. L’enjeu est donc de mieux coordonner les règles, sans les affaiblir. La simplification ne doit pas se faire au détriment des ambitions européennes : il s’agit de construire une réglementation plus lisible, plus cohérente et plus efficace.