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À venir
02 Oct 2025
14:30 - 16:00

Regards croisés UE/Afrique : Que peut-on attendre de la COP30 à Belém ?

La 30e Conférence des Parties de la Convention-cadre des Nations-Unies sur le Changement climatique se tiendra en novembre prochain à Belém, la capitale de l’État brésilien de Pará. Elle succède à celle de Bakou, jugée décevante par de nombreux participants. La décision d’un nouvel objectif collectif quantifié de financement climatique (NCQG) bien en-deçà des revendications des pays en développement, dont la transition écologique et les réponses aux conséquences actuelles du dérèglement dépendent de ces fonds en provenance des pays développés, suscitent des tensions qui reflètent et creusent une fracture entre Nord et Sud global, entre responsables historiques de la crise environnementale et nations en première ligne devant ces effets négatifs. Face à l’enjeu mondial du changement climatique, la capacité des États à trouver du consensus au-delà des divisions géopolitiques et des intérêts nationaux divergents lors de la COP30 se révèlera cruciale. En Afrique, les priorités sont au financement d’une transition juste, alors que les conséquences du réchauffement climatique affectent déjà durement les économies régionales et les populations – insécurité alimentaire, migrations, pénurie d’eau et vulnérabilité croissante. À l’échelle de l’Union européenne, les politiques écologiques sont freinées par l’objection d’une partie de l’opinion publique, une tendance au resserrement budgétaire et la montée d’une droite conservatrice et réactionnaire dans de nombreux pays membres ainsi qu’au Parlement européen.

 

Le président de la Conférence de Belém, André Corrêa do Lago, a présenté un agenda large, à l’aune d’une urgence climatique accrue. Dans l’objectif d’accélérer la mise en œuvre de l’Accord de Paris avec un longue cycle de négociations, les priorités fixées sont des Contributions déterminées au niveau national (NDCs) plus ambitieuses, une accélération des flux financiers – publics comme privés – pour atteindre l’objectif de 1 300 milliards de dollars par an (Baku to Belém Roadmap to 1.3t) et engager une véritable transition hors des énergies fossiles. Dans quelle mesure ces orientations s’accordent-elles avec les aspirations de l’UE et de l’Afrique ? La dette historique des pays développés – dont celle de l’Europe – couplée aux divisions géopolitiques conjoncturelles entraînent-elles une nécessaire opposition d’intérêts entre l’UE et l’Afrique ? Dans un contexte où la diplomatie onusienne peine à convaincre dans sa capacité de règlements des conflits, les consensus mondiaux constituent-ils toujours une réponse crédible à la crise climatique ?

 

Pour explorer les nombreux enjeux soulevés par la tenue prochaine de la Conférence de Belém, l’Institut Jacques Delors et le think tank ouest-africain WATHI propose un webinaire aux regards croisés entre l’Union européenne et l’Afrique.

 

Intervenants à venir.