Remise de la médaille du prix de la Paix de Nimègue, discours de Jacques Delors

Jacques Delors a reçu lundi 15 mars 2010 la médaille de la paix de Nimègue pour l’ensemble de son action européenne – il a prononcé à un discours de réception à cette occasion.

Jacques Delors a reçu lundi 15 mars 2010 la médaille de la paix de Nimègue pour l’ensemble de son action européenne.

Extraits

La ville de Nimègue a souhaité établir un lien entre la Paix de Nimègue et la construction européenne, sous le signe du dialogue, de la tolérance et de la paix. Cet appel à la mémoire est d’autant plus le bienvenu que nous vivons sous la domination de l’instantané. Dans un tel contexte qui nous prive de notre passé et de notre héritage, il est bon de rappeler qu’hier comme Aujourd’hui, il ne faut pas désespérer de l’homme, de sa capacité à affronter les évènements en termes d’ouverture aux autres, tout en maintenant la fermeté de ses valeurs. 

Il est vrai que pendant les années de négociation qui ont conduit aux traités de Nimègue, les armes ne s’étaient pas tues et les combats influençaient le cours de la discussion. Mais malgré cela, les délégués des différentes forces en présence poursuivaient le dialogue, écoutaient l’adversaire, faisaient preuve de tolérance. 

Pour en venir à la comparaison avec les premières années de la relance d’une union européenne, le monde était en proie à de multiples agitations : la guerre froide entre l’Ouest et l’Est, la guerre de Corée, l’expédition manquée de la Grande Bretagne et de la France à Suez… 

L'événement est terminé.

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