Rapport
Dynamiser l’esprit de coopération
Cette étude part du constat qu’après huit ans d’existence le processus auquel la déclaration de Barcelone a prêté son nom est loin d’avoir répondu aux espoirs qu’il avait suscités. La raison première en est sans doute un manque de volonté de part et d’autre de la Méditerranée. Le partenariat manque d’une vision stratégique pour l’ensemble de la région alors même que les événements du 11 septembre ont montré la justesse des analyses européennes relatives aux conditions de la stabilité régionale. La question du devenir du processus de Barcelone se pose avec acuité Aujourd’hui face au nouvel engagement américain au Proche et au Moyen Orient.
AVANT-PROPOS DE BERTRAND DE LARGENTAYE
Le prochain rendez-vous politique doit avoir lieu à Naples, au mois de novembre. Les ministres des affaires étrangères des vingt-sept pays adhérents s’interrogeront alors sur la manière de donner un souffle nouveau à cette coopération. Prenant appui sur les travaux des meilleurs spécialistes, et en particulier sur ceux de l’ambassadeur Jean-Pierre Courtois et de Rémy Leveau, ainsi que sur la communication de la Commission européenne en date du 11 mars 2003, Bénédicte Suzan, chargée de recherche à la Fondation méditerranéenne d’études stratégiques, revient ici sur un sujet qui lui est cher.
On compte en effet, au nombre de ses publications, « La Méditerranée, enjeu et objet des puissances internationales », « La stabilité en Méditerranée après le 11 septembre 2001 », « September 11th and The Barcelona Process », « La présence de la VIème flotte américaine en Méditerranée, une remise en question ? ». Elle commence par rappeler les origines d’une coopération dont les trois volets sont calqués sur les trois corbeilles de la déclaration d’Helsinki de 1975 : affaires politiques et sécurité, affaires économiques et sociales, affaires culturelles et humaines. Il s’agit, pour résumer, de promouvoir les réformes démocratiques, la libéralisation de l’économie et l’indépendance de la société civile.
La question la plus épineuse, celle qui donne lieu aux revendications les plus fortes des pays de la rive sud, reste, bien sûr, celle de l’immigration. Le Nord est enfermé dans ses contradictions : le chômage de masse le conduit à se montrer restrictif tandis que les besoins de financement des systèmes de retraite par répartition, sans compter la référence inévitable aux quatre libertés, à commencer par la liberté de déplacement des personnes, devraient l’inciter à se montrer beaucoup plus ouvert.
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