L’Albanie en marche vers l’adhésion à l’UE : tenir l’exigence avec l’élan

L’Albanie s’est imposée comme l’un des pays candidats à l’adhésion à l’Union européenne qui progresse le plus rapidement, ayant ouvert tous les chapitres de négociation et visant à achever les discussions d’ici à 2027. Ses progrès sont dus à un alignement géopolitique fort, à un large soutien de la population albanaise et à l’engagement actif
du premier ministre, Edi Rama, auprès de ses homologues européens. Ces progrès spectaculaires ne doivent pas masquer des défis encore importants à relever par l’Albanie.
Un pluralisme politique limité et une implication modeste de la société civile, du secteur privé et des collectivités locales dans le processus d’adhésion soulèvent des inquiétudes quant à la durabilité et à l’appropriation profonde des réformes engagées. Des réformes dans les domaines-clés tels que la réglementation des médias, la justice, la protection de l’environnement et les marchés publics sont toujours en suspens.
Au regard de la dynamique politique et de la trajectoire des réformes à l’oeuvre en Albanie, une diligence européenne raisonnable du processus reste indispensable pour lui donner son rôle transformateur du pays. Pour garantir des progrès crédibles, une appropriation nationale plus forte et une évaluation des réformes plus rigoureuse et sincère de la part de l’UE sont nécessaires au moment où l’Albanie entre dans une phase décisive de son adhésion.
Ce document a été publié par l’ Institut néerlandais des relations internationales et rédigé en collaboration avec Wouter Zweers, Dimitar Bechev, Iliriana Gjoni, Milan Nič, Nikola Xaviereff.



