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La Commission Juncker : quels équilibres partisans ?

Ouverte par la procédure novatrice du “Spitzenkandidat”, la composition de la Commission Juncker repose in fine sur des équilibres partisans assez stables au regard de ceux de la “Commission Barroso” : tel est le constat principal de ce Mot de NE-IJD.

|   23/10/2014             |   Yves Bertoncini             |   Droit et institutions
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L’investiture de la Commission formée par Jean-Claude Juncker conclue un processus de désignation au cours duquel les affiliations partisanes des commissaires ont joué un rôle important mais non exclusif. Ouverte par la procédure novatrice du “Spitzenkandidat”, elle repose pourtant sur des équilibres partisans assez stables au regard de ceux de la “Commission Barroso”.

Tel est la conclusion principale de ce Mot de NE-IJD signé par notre directeur Yves Bertoncini, qui souligne successivement que :
1. L’affiliation partisane des membres de la Commission Juncker a joué un rôle ambivalent dans leur nomination
2. La composition de la Commission Juncker reflète des rapports de force partisans assez stables, à rebours du rééquilibrage électoral intervenu depuis 2009
3. La Commission Juncker devra agir sur la base de majorités politiques à géométrie variable, au Parlement européen comme au Conseil

La Commission Juncker semble appelée à s’appuyer sur des équilibres partisans internes comparables à ceux de la législature qui vient de s’achever, mais aussi à tenir compte des rééquilibrages intervenus au Parlement européen et au Conseil européen. C’est aussi parce qu’elle aura à agir dans un contexte économique, social et géopolitique bien différent qu’elle est susceptible de procéder à des choix politiques oscillant entre rupture et continuité.