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19/02/13

L’UE et la Turquie dans le voisinage méridional: une nouvelle ouverture?

Ce document d’orientation est une contribution d’Adam Balcer (demosEUROPA) au projet Think Global – Act European (TGAE). Réflexion stratégique sur l’action extérieure de l’UE dirigée par Notre Europe – Institut Jacques Delors (rapport disponible en mars 2013, dir. Elvire Fabry, chercheuse senior, Notre Europe – Institut Jacques Delors).

L’UE est actuellement confrontée à deux défis majeurs : à l’intérieur, la crise de l’euro, et à l’extérieur, le risque d’un recul du Printemps arabe. La manière dont elle y fera face déterminera sa position sur la scène mondiale dans un avenir très proche. Il est profondément dans l’intérêt à long terme de l’Europe, tant sur le plan économique que stratégique, que le Printemps arabe soit couronné de succès. Dans ce contexte, la coopération avec la Turquie revêt une importance capitale pour l’UE. Son importance tient à l’influence croissante de la Turquie dans le monde arabe, qui repose sur son soft power économique, son poids géopolitique et sa popularité sans précédent auprès des sociétés arabes. La création d’un partenariat stratégique entre l’UE et la Turquie serait considérablement facilitée si les États membres de l’UE relançaient le processus d’adhésion de la Turquie. La position plus positive du nouveau président français à l’égard du processus d’adhésion de la Turquie offre à l’UE une occasion de le relancer en 2013.