Rapports
 

Une assurance contre les chocs conjoncturels dans la zone euro

Cette étude publiée par Notre Europe – Institut Jacques Delors, présente la façon dont un fond d’assurance de stabilisation conjoncturel constituerait une solution au problème de l’absence de convergence des cycles économiques dans la zone euro.

|   27/09/2013             |   Henrik Enderlein   |   Jann Spiess   |   Lucas Guttenberg             |   Economie et finance
Rapports
Cette étude publiée par Notre Europe – Institut Jacques Delors, a pour objectif de présenter en détail la façon dont un fond d’assurance de stabilisation conjoncturel – tel que proposé dans le rapport du Groupe Padoa-Schioppa – constituerait une solution au problème de l’absence de convergence des cycles économiques dans la zone euro.

De nombreuses avancées ont été réalisées, ces quatre dernières années, dans le sens d’un renforcement de l’architecture de l’Union Économique et Monétaire (UEM). Cependant, la zone monétaire commune demeure incomplète, et bon nombre de faiblesses de l’UEM mises en évidence par la crise restent en suspens. Au-delà des défis qu’il faudra relever à court terme pour sortir de la crise (comme par exemple parvenir à un assainissement viable des dettes publique et privée, relancer la croissance et réduire le chômage), les décideurs devront aussi compléter l’UEM de manière à garantir une viabilité à long terme de la monnaie unique.

Dans cette étude, Henrik Enderlein, Lucas Guttenberg et Jann Spiess décrivent les caractéristiques techniques du schéma d’« Assurance contre les chocs conjoncturels », ainsi que ses implications économiques et politiques. Les auteurs comparent aussi leur proposition avec d’autres options qui sont actuellement étudiées en vue de résoudre le problème de la divergence des cycles économiques, telle la proposition d’une assurance-chômage au niveau européen. Enfin, les auteurs réalisent une simulation du fonctionnement de cet instrument s’il elle avait été en place pendant les 15 premières années de l’UEM et démontrent qu’il n’aurait pas généré des transferts déséquilibrés entre Etats membres.