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À venir
09 Juin 2026
09:00 - 14:00

Sommet sur le Marché Unique 2026

Sommet sur le Marché Unique 2026

*Cet évènement se déroulera en anglais.

Date / Lieu :

9 juin 2026, 9:00 – 14:00

à Bruxelles (sur invitation), et en ligne

Contexte :

Une Europe, un marché

Dans le paysage géopolitique actuel, marqué par une concurrence croissante entre les grands blocs économiques, la priorité de l’Europe doit être de renforcer sa propre base économique en achevant le Marché unique. Ce n’est qu’en exploitant pleinement l’échelle de ses 450 millions de consommateurs que l’UE pourra rester un acteur mondial pertinent, être compétitive efficacement et construire les capacités financières et industrielles nécessaires dans un monde où la solidité économique interne constitue le fondement de l’influence géopolitique. Approfondir l’intégration des marchés des capitaux, de l’énergie et des télécommunications exige du courage politique et des compromis difficiles ; pourtant, sans s’attaquer à ces questions fondamentales, la croissance et la souveraineté de l’Europe resteront limitées.

La Fondation Jacques Delors – Friends of Europe a lancé une Coalition d’action afin de rassembler entreprises, syndicats, monde académique, société civile et institutions autour d’un calendrier clair : créer une dynamique et des résultats concrets pour achever le Marché unique d’ici 2028. Cette initiative s’appuie sur les recommandations du rapport Letta ainsi que sur les engagements de la Commission européenne en faveur du principe « One Europe – One Market ». L’objectif est à la fois pratique et urgent : lever les barrières qui freinent l’intégration de marchés financiers encore sous-développés et fragmentés, permettre aux entreprises de changer d’échelle en Europe et résoudre les problèmes de gouvernance qui entravent une véritable stratégie européenne de croissance.

Encadré par la « Single Market Matrix » lancée en février, le Sommet se concentrera sur trois priorités particulièrement pertinentes aujourd’hui : l’union de l’épargne et des investissements, un « 28e régime » et l’accélération de la prise de décision. Il définira ce que signifie concrètement le succès pour les entreprises et les citoyens, tout en lançant une tournée européenne au second semestre de l’année. Les discussions viseront à identifier les obstacles concrets et à créer une dynamique en faveur d’une action immédiate. Elles s’appuieront sur des données, notamment des analyses des attentes citoyennes en matière de compétitivité, d’équité et d’opportunités économiques, afin de faire résonner ce récit au-delà de Bruxelles.

L’objectif est clair : passer du diagnostic à l’action et démontrer que l’Europe peut agir collectivement.

 

Programme

09h00 – 09h30 : Accueil des participants et café de bienvenue

09h30 – 10h30 : SESSION I – Libérer la puissance d’investissement de l’Europe

L’Europe ne manque pas d’épargne. Ce qui lui manque, c’est un marché intégré capable d’orienter cette épargne vers l’investissement productif. Des marchés de capitaux fragmentés limitent les effets d’échelle, augmentent les coûts et poussent les entreprises innovantes à se développer ailleurs. Achever l’Union de l’épargne et des investissements est essentiel pour accroître l’offre d’investissements de long terme et renforcer la compétitivité européenne.

Les bénéfices sont clairs : des réservoirs de capitaux plus profonds, un meilleur partage des risques, un soutien renforcé aux secteurs stratégiques et une plus grande résilience en période de crise. Pourtant, des obstacles persistent : fragmentation réglementaire, supervision inégale, différences en matière d’insolvabilité et faible participation des investisseurs particuliers. Si le problème structurel de l’Europe est le sous-investissement et un environnement peu favorable aux entreprises, comment y remédier ?

  • Quelles sont les trois réformes les plus urgentes pour créer une dynamique vers un véritable marché européen intégré des capitaux ?
  • Comment harmoniser la supervision et les cadres d’insolvabilité sans rouvrir des batailles institutionnelles interminables ?
  • À quoi ressemblerait le succès d’ici 2028 pour les scale-ups, les épargnants et les investisseurs institutionnels ?
  • Comment rendre l’Union de l’épargne et des investissements concrète pour les citoyens, en matière d’emplois, de retraites et d’innovation locale ?

10h30 – 11h00 : Pause-café

11h00 – 12h00SESSION II – Un marché, un régime

Pour de nombreuses entreprises, se développer en Europe signifie encore naviguer entre 27 systèmes juridiques, régimes fiscaux et cultures administratives différents. Un « 28e régime » – un cadre juridique et fiscal commun pour exercer une activité dans toute l’UE – pourrait simplifier le passage à l’échelle et renforcer l’attractivité européenne.

Comment concevoir un régime optionnel, favorable aux entreprises et politiquement réaliste, tout en apportant une véritable simplification plutôt qu’une harmonisation cosmétique ? Les gains potentiels sont considérables : réduction des coûts de conformité, accélération de la croissance transfrontalière et renforcement du marché intérieur de l’innovation. Mais les sensibilités politiques autour des compétences nationales, de la fiscalité et du droit des sociétés demeurent des obstacles majeurs.

  • Quelles caractéristiques concrètes un 28e régime devrait-il inclure pour faire une réelle différence pour les start-ups et scale-ups ? Quels devraient être les critères minimaux de « passeport européen » ?
  • Comment structurer la reconnaissance juridique mutuelle et les incitations fiscales européennes tout en respectant les prérogatives nationales ?
  • Quels secteurs pourraient servir de pilotes ?
  • Comment garantir que la simplification réduise réellement le coût des affaires et s’aligne sur les cycles d’investissement ?

12h00 – 12h10 : DISCOURS SPÉCIAL – La promesse du Marché unique et les moyens de la réaliser

12h10 – 13h00 : SESSION III – Définir les priorités et accélérer la mise en œuvre

Les décideurs européens reconnaissent le défi de compétitivité auquel fait face le continent, mais l’inertie politique et la fragmentation de la prise de décision freinent trop souvent les progrès. Les politiques clés sont élaborées de manière cloisonnée – qu’il s’agisse des marchés de capitaux, de l’énergie ou du numérique – alors même qu’elles sont étroitement liées. Si le principal problème de l’Europe n’est pas l’ambition mais l’exécution, une approche plus stratégique est nécessaire. Une prise de décision plus rapide, une responsabilité politique claire et une réglementation harmonisée sont essentielles pour améliorer le climat d’investissement et redynamiser le marché unique comme moteur de croissance européen.

  • Comment l’Europe peut-elle offrir un environnement favorable à ses entreprises dans des secteurs nécessitant des investissements massifs ?
  • Les politiques relatives aux marchés des capitaux, du travail et des produits, ainsi que le soutien aux secteurs stratégiques, devraient-elles être définies à un niveau politique plus élevé afin de surmonter la fragmentation et éviter des distorsions inutiles ?
  • Les coopérations renforcées ou les coalitions de volontaires font-elles partie de la solution ? Est-il possible d’éliminer les sur-transpositions nationales afin d’éviter les ajouts réglementaires et les applications inégales des règles européennes ?
  • Existe-t-il une marge pour améliorer le processus de trilogue entre la Commission européenne, le Conseil de l’UE et le Parlement européen ?

13h00 – 14h00 : Déjeuner