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Par delà la Troïka : quels clivages et quels visages pour l’Union européenne ?

La Troïka a engendré des dommages politiques pour l’image de l’UE qu’il convient de réparer ou neutraliser par une confrontation organisée sur la base de lignes nationales et partisanes, écrivent Y. Bertoncini et V. Kreilinger dans ce Mot.

|   29/07/2013             |   Yves Bertoncini   |   Valentin Kreilinger             |   Démocratie et citoyenneté
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Les
interventions de la Troïka en Grèce, en Irlande, au Portugal et à Chypre ont
engendré des dommages politiques durables pour l’image de l’UE qu’il convient
de réparer ou de neutraliser. Cela implique de promouvoir un jeu politique
européen structuré de manière plus visible sur des bases démocratiques
classiques, à savoir sur une confrontation organisée sur la base de lignes
nationales et partisanes.

L’analyse d’Yves Bertoncini, directeur de Notre Europe – Institut Jacques Delors, et Valentin Kreilinger, chercheur à Notre Europe – Institut Jacques Delors se base sur trois constats principaux : 

1. La crise de la zone euro a suscité un
intense débat démocratique dans l’UE
;

2. Les clivages entre États
membres devraient être rendus plus visibles ;

3. Les clivages au sein du
Parlement européen méritent aussi davantage d’attention.

L’affirmation
de ces divisions nationales et partisanes permettrait de mieux souligner que le
débat sur les décisions de l’UE est plus ouvert qu’il n’y paraît. C’est aussi
une bonne manière de rappeler que les critiques de ces décisions ne doivent pas
être considérées comme « anti-démocratiques », mais plutôt contribuer
à modifier l’équilibre des forces aux élections européennes et nationales, et
donc respecter le résultat des votes.

Cette Tribune est parue dans le Huffington Post, en anglais sur EurActiv.com, en en slovaque sur EurActiv.sk.