Rapports
 

Réparer et préparer : renforcer les économies européennes après la crise

Cette étude d’H. Enderlein, J. Fritz-Vannahme et J. Haas propose une méthode de travail facilitant la coopération et l’engagement, et identifie les questions auxquelles l’Europe doit trouver des solutions pour s’engager sur la voie d’une UEM forte.

|   30/01/2015             |   Henrik Enderlein   |   Joachim Fritz-Vannahme   |   Jörg Haas             |   Economie et finance
Rapports

Cette étude pilote, coordonnée par Henrik Enderlein (Jacques Delors Institut – Berlin) et Joachim Fritz-Vannahme (Bertelsmann Stiftung) et dont le rapporteur est Jörg Haas (Jacques Delors Institut – Berlin), analyse la manière dont l’Europe peut définitivement mettre fin à la crise de la zone euro. Elle propose une méthode de travail facilitant la coopération et l’engagement, et identifie les questions auxquelles l’Europe doit trouver des solutions pour s’engager sur la voie d’une UEM forte.

Bien que la première vague de la crise économique de la zone euro ait un peu reflué, l’heure n’est pas à la complaisance. L’Union européenne reste menacée par de faibles niveaux d’investissement, des réformes qui traînent, des tensions persistantes entre les États membres et une érosion de la légitimité de l’UE.

Nous estimons que l’Europe est actuellement confrontée à deux défis majeurs. Tout d’abord, elle doit réparer les dommages économiques et politiques massifs causés par la crise ; ensuite, la zone euro doit éradiquer ses faiblesses systémiques et se préparer à absorber de futurs chocs. Dans sa forme actuelle, l’UEM n’est pas viable à long terme. La crise actuelle l’a poussée à ses limites, et la prochaine crise risque de la faire exploser.

Ce dont l’Europe a besoin maintenant, c’est d’une vision globale du passage de la crise à la résistance qui permette de guider une action concrète. Cette étude pilote contribue de deux manières à une telle vision :
1. Elle développe une feuille de route vers une UEM durable. L’idée consiste à créer de fortes incitations pour que tous les États membres de la zone euro (ainsi que les États membres volontaires de l’UE non membres de l’UEM) mettent en œuvre des réformes structurelles et s’engagent dans une union monétaire renforcée et plus intégrée. Compte tenu de l’environnement politique actuel, qui rendra difficile tout processus de réforme à long terme n’ayant pas d’effets bénéfiques immédiats, la feuille de route s’accompagne d’un pacte de modernisation se concentrant sur une réduction intelligente de la dette et une initiative coordonnée en faveur de l’investissement.
2. En outre, l’étude identifie les « inconnues connues », offrant ainsi une vision claire des questions devant être résolues pour que l’Europe avance vers une union monétaire plus forte. Elle souligne les domaines dans lesquels les recherches doivent être approfondies.

Plus de détails en allemand sur le site du Jacques Delors Institut – Berlin.