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Des stabilisateurs automatiques pour la zone euro et le modèle social européen
Cette Tribune de Frank Vandenbroucke se concentre sur la relation entre les différentes propositions de stabilisateurs automatiques pour la zone euro et la dimension sociale de l’UE, notamment l’initiative récente de la Commission de lancer un "Socle européen des droits sociaux".
|   22/09/2016             |   Frank Vandenbroucke             |   Travail et affaires sociales
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Le débat sur la création de stabilisateurs automatiques pour la zone euro est clairement à l’ordre du jour. Au niveau de l’analyse, les arguments rationnels en faveur d’une capacité de stabilisation pour la zone euro sont forts ; au niveau politique, il s’agit sans doute d’un rude combat dans l’Europe d’aujourd’hui. Il faut donc examiner avec soin les différents scénarios et bien analyser dans quelle mesure ils peuvent s’intégrer au défi plus large de créer une union sociale européenne.

Cette Tribune de Frank Vandenbroucke, notre conseiller en affaires sociales, explore deux options : une véritable assurance-chômage européenne et un modèle de « réassurance ».  Les deux modèles nécessitent un niveau élevé de convergence sociale, un défi également identifié dans l’initiative récente de la Commission de lancer un « Socle européen des droits sociaux ». Néanmoins, la méthode de gouvernance et la flexibilité avec lesquelles la convergence est réalisée dans le cadre de ces modèles sont très différentes. En ce qui concerne le problème de l’aléa moral, ils offrent également des perspectives différentes. Politiquement, la solution de la réassurance pourrait être plus fidèle à l’idée qu’une union sociale européenne devrait être une « union des États-providence », et non un État-providence européen.