Policy Paper 19
 
Politiser l’UE : remède ou poison ?
Notre Europe investit l'un des débats essentiels de la phase actuelle de la construction communautaire par deux « policy papers » de Simon Hix et Stefano Bartolini.
|   22/08/2006             |   Stefano Bartolini   |   Simon Hix             |   Droit et institutions
Policy Paper

Ce débat tourne autour de la notion de « politisation », comme d’autres autour de mots tels que « démocratie », « identité », « bureaucratie », « demos », et « social ». Le fait que les mots clés du vocabulaire politique aient progressivement été versés dans le moule européen n’est d’ailleurs en soi pas anodin.

Notre Europe a choisi d’amorcer le débat en accueillant deux articles de deux universitaires éminents aux vues fort différentes sur le sujet. Simon Hix et Stefano Bartolini ont chacun abondamment étudié la question de la politisation et écrit sur la question. Ils en présentent ici une évaluation concise, accessible et bien informée. Simon Hix estime que « Plus de politique droite-gauche au niveau européen est non seulement inévitable, mais aussi une bonne chose, car cela permettra à l’UE de surmonter son blocage institutionnel, encouragera l’innovation politique, offrira un mandat pour les réformes, et ainsi renforcera la légitimité de l’UE ». Stefano Bartolini discute cette analyse sur six points qui, selon lui, ne sont pas pris en compte par les avocats de la politisation. Sur la base de ces six objections, il argue que « le remède pourrait être pire que le mal ».

Le débat sera poursuivi au cours de 2006, à commencer par des réactions aux deux présents papiers publiées en ligne sur le site de Notre Europe en avril et un séminaire discutant des papiers à Brussels en mai. De plus, Notre Europe invite les lecteurs intéressés à soumettre leurs réactions; les réponses les plus intéressantes seront mises en ligne sur le site Internet de l’association. Enfin, Notre Europe développera sa propre position sur la question au fur et à mesure que le débat s’enrichira et fera connaître sa position le moment venu.