Rapports
 
Regionalisme et gouvernance mondiale: un nouvel agenda
Dans le cadre de son projet de recherche sur « L’Europe et la Gouvernance mondiale », Notre Europe a publié une série d'études sur les processus d’intégration régionale dans diverses parties du monde. Cette étude de Timo Behr et Juha Jokela fait la synthèse des différents travaux réalisés afin de déterminer la contribution potentielle du régionalisme à la gouvernance mondiale, alors que le monde entre dans une nouvelle ère de multipolarité.
|   26/07/2011             |   Juha Jokela   |   Timo Behr             |   Droit et institutions
Rapports

La croissance rapide et le caractère changeant des organisations régionales, depuis la fin de la guerre froide, a été l’une des caractéristiques définissant le système international contemporain. Loin d’être exclusivement dirigée par les États, les organisations régionales en sont venues à comprendre un large éventail d’acteurs. Le régionalisme, en d’autres termes, est devenu un pilier du système international.

Dans le cadre de son programme de recherche sur « L’Europe et la gouvernance mondiale », Notre Europe a suivi le développement du régionalisme en lançant des études sur l’intégration régionale dans certaines zones géographiques (Mercosur, Asean, etc.). Ces études ont cherché à faire le point sur le développement du régionalisme dans différents domaines tout en analysant les liens entre ces divers projets d’intégration régionale, ainsi que l’Union européenne en tant que référence pour l’intégration régionale.

Cette étude rassemble quelques-unes des conclusions de ces études afin de mieux comprendre la contribution potentielle du régionalisme à la gouvernance mondiale, alors que le monde entre dans une nouvelle ère de multipolarité.

A l’aube d’un ordre mondial multipolaire, les auteurs de cette étude constatent que le régionalisme va vraisemblablement passer dans une nouvelle phase de son développement, différent du «nouveau régionalisme» des deux décennies précédentes. Bien que cette nouvelle phase se dirige vers un multilatéralisme « à la carte » et une certaine résurgence de la politique de puissance des états, les auteurs sont optimistes quant au rôle que le régionalisme va continuer à jouer dans la gouvernance mondiale à l’avenir.